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L'Eglise, sacrement du salut (Vatican II) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'Eglise, sacrement du salut.
   
     Le choix d’Israël par Dieu préparait et figurait l'alliance nouvelle et parfaite qui serait conclue dans le Christ, et la révélation plus totale qui serait apportée par le Verbe de Dieu lui-même, fait chair. “Voici venir des jours, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle. Je mettrai ma loi au fond de leur être et je l'écrirai sur leur cœur. Alors, je serai leur Dieu et eux seront mon peuple. Tous me connaîtront du plus petit jusqu'au plus grand, dit le Seigneur”. Cette alliance nouvelle, le Christ l'a instituée : c'est la nouvelle alliance dans son sang ; il appelle la foule des hommes de parmi les juifs et de parmi les gentils, pour former un tout non selon la chair, mais dans l'Esprit et devenir le nouveau peuple de Dieu. Ceux, en effet, qui croient au Christ, qui sont “ re-nés ” non d'un germe corruptible mais du germe incorruptible qui est la Parole du Dieu vivant, non de la chair, mais de l'eau et de l'Esprit-Saint, ceux-là constituent finalement “une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis, ceux qui autrefois n'étaient pas un peuple étant maintenant le peuple de Dieu”.
     Ce peuple messianique a pour chef le Christ, “livré pour nos péchés, ressuscité pour notre justification”, possesseur désormais du Nom qui est au-dessus de tout nom et glorieusement régnant dans les cieux. La condition de ce peuple, c'est la dignité et la liberté des fils de Dieu, dans le coeur de qui, comme dans un temple, habite l'Esprit-Saint. La loi c'est le commandement nouveau d'aimer comme le Christ lui-même nous a aimés. Sa destinée enfin, c'est le royaume de Dieu, inauguré sur la terre par Dieu même, qui doit se dilater encore plus loin jusqu'à ce que, à la fin des siècles, il reçoive enfin de Dieu son achèvement, lorsque le Christ notre vie sera apparu et que “la création elle-même sera affranchie de l'esclavage de la corruption pour connaître la glorieuse liberté des enfants de Dieu”. C'est pourquoi ce peuple messianique, bien qu'il ne comprenne pas encore effectivement l'universalité des hommes et qu'il garde souvent les apparences d'un petit troupeau, constitue cependant pour tout l'ensemble du genre humain le germe le plus sûr d'unité, d'espérance et de salut. Établi par le Christ pour communier à la vie, à la charité et à la vérité, il est entre ses mains l'instrument de la rédemption de tous les hommes, il est envoyé au monde entier comme lumière du monde et sel de la terre.
     Et tout comme l'Israël selon la chair cheminant dans le désert reçoit déjà le nom d'Église de Dieu, ainsi le nouvel Israël qui s'avance dans le siècle présent en quête de la cité future, celle-là permanente, est appelé lui aussi l'Église du Christ : c'est le Christ, en effet, qui l'a acheté de son sang, empli de son Esprit et pourvu des moyens adaptés pour son unité visible et sociale. Marchant à travers les tentations, les tribulations, l'Église est soutenue par la puissance de la grâce de Dieu, que lui a promise par le Seigneur pour que, du fait de son infirmité charnelle, elle ne manque pas à la perfection de sa fidélité, mais reste la digne Épouse de son Seigneur, se renouvelant sans cesse sous l'action de l'Esprit-Saint jusqu'à ce que, par la croix, elle arrive à la lumière sans couchant.

Vatican II
Lumen Gentium, 9.
Dernière mise à jour : ( 26-02-2017 )
 
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